Au sein de l’étude, le risque de TDAH était 34 % plus élevé chez les enfants dont la mère avait des carences en vitamine D
Selon une nouvelle étude menée par l’université de Turku en Finlande, si une femme souffre d’une carence en vitamine D pendant la grossesse, alors son enfant sera plus susceptible de développer un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) en grandissant.
L’OBJECTIF DE L’ÉTUDE
Cette étude, publiée sur JAACAP, montre qu’il y a une véritable incidence entre un faible taux de vitamine D chez la mère du début à la mi-grossesse et un risque élevé de trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité chez l’enfant. Selon l’équipe scientifique, les enfants dont la mère a eu une carence en vitamine D pendant le 1er ou le 2e trimestre ont 34 % de risques en plus de souffrir d’un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Ce résultat reste le même avec ou sans avoir pris en compte l’âge, le statut socio-économique et les antécédents psychiatriques de la mère.
Cette étude fait partie d’un projet de recherche plus vaste qui vise à découvrir les liens entre la santé de la mère pendant la grossesse et le développement du TDAH chez son enfant. Son but est d’obtenir les informations nécessaires au développement de traitements préventifs et de mesures d’identification des enfants risquant de développer un trouble de l’attention. Elle a été réalisée en collaboration avec des chercheurs de l’université de Turku, en Finlande, et de l’université de Columbia, à New York et elle a été financée par le National Institute of Mental Health NIHM (États-Unis) et l’Académie de Finlande. Elle fait partie du programme phare de l’université de Turku, INVEST.